24/05/2006

Raphaël

Raphaël, frais dessins, fresques, tapisseries,
Habiles trompe-l’œil où s’entrouvre le ciel,
Madones, chérubins doux, anges irréels,
Qui paraissent dormir, au milieu des soieries.

 

          L'Ecole d'Athènes

 

Sur les marches du temple, ils parlent, gravement,
Philosophes, géographes, musiciens,
Astronomes, docteurs, mathématiciens,
Les sages citoyens, les Athéniens savants.


Tous, ils parlent, tous, ils pensent, tous, ils débattent,
Ptolémée, Zoroastre, Euclide, Anacréon,
Le fameux Pythagore, Alexandre et Socrate,
Aristote, tel un dieu, l’immense Platon...


Le coude sur le marbre, yeux fermés, barbe blonde,
Un homme dort, perdu dans ses songes secrets ;
C’est Héraclite, qui fait et défait le monde.


Couché contre le sol, déguenillé, sans gêne,
Un étrange vieillard ne pense pas, se tait,
Indifférent à tout ce bruit : c’est Diogène.

                                                          Jean-Paul Labaisse 1997.

 

Fresque, largeur 7,72 m
Stanza si Raffaello, Vatican, Rome

 

20:48 Écrit par Jean-Paul dans Tableaux d'une Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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