19/03/2008

Le Trois mai 1808 (Goya)

                Le Trois Mai 1808

                                            d'après Goya


     Ils sont cinq fantassins, sur le point de tirer,
     Debout, bien alignés, le doigt sur la gâchette,
     Le fusil épaulé, la longue baïonnette
     Prête à meurtrir, prête à percer, à déchirer.


     Il est seul, dos au mur, muet, ne pouvant fuir ;
     Cet homme désarmé sait qu’il va disparaître,
     Dans la minute, ou dans la seconde, peut-être,
     Peu importe l’instant : cet homme va mourir.


     Il est seul, ils sont cinq, au moins…il n’a pas d’armes,
     Ils ont de bons fusils, avec de bonnes balles…
     Il ne peut que prier, verser de vaines larmes.


     Cet homme va mourir, c’est chose très banale…
     Il est seul, dos au mur, et ses bras s’ouvrent grand,
     Et tirent les soldats, sans haine ou sentiment…

                                                      Jean-Paul Labaisse 1997.


3 mai 1808
    
     Huile sur toile, 266 x 345 cm
     Museo del Prado, Madrid

22:55 Écrit par Jean-Paul dans Tableaux d'une Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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