21/06/2009

La Traviata (Verdi)

Un temple où la divine et folle comédie
De la vie avec faste et fracas retentit,
Parmi les courtisans et les bouffons : Verdi,
La passion, la mort, la noble tragédie.

 

                La Traviata

                                        

     C'est une courtisane, aux amours éphémères
     Et multiples; dans son salon, elle reçoit
     Des étudiants joyeux, de vifs quinquagénaires,
     Des barons, des médecins, des hommes de loi.

     Il en est un plus jeune, et moins bête, et plus beau
     Que ses soupirants d'un jour : cet ange s'appelle
     Alfredo, il a des mains de femme, une peau
     Blanche et fragile, une bouche aux lèvres charnelles. 
  

     Brusquement, Alfredo la quitte ; il fuit la ville,
     L'abandonnant à sa vie frivole et facile...
     Elle pleure longtemps l'amant indélicat.


     Dans sa poitrine frêle, une douleur grandit,
     Et lui mord le cœur, pendant que s’épanouit
     L’odeur douce, l’odeur fade des camélias.

 

                                                   Jean-Paul Labaisse 1991-2009.

 

la traviata 3

 

la traviata 2

19:02 Écrit par Jean-Paul dans Opéra et Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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