10/08/2009

Le Songe d'une Nuit d'Eté (Shakespeare)

     Le Songe d’une Nuit d’Eté

 

« Ombres que nous sommes, si nous avons déplu,
Figurez-vous seulement (et tout sera réparé)
Que vous n’avez fait qu’un somme,
Pendant que ces visions vous apparaissaient.
Ce thème faible et vain,
Qui ne contient pas plus qu’un songe,
Gentils spectateurs, ne le condamnez pas… »

                                     Shakespeare

 

 

Au bois ils sont venus, graciles, les fairies,
Le puissant Obéron, la frêle Titania,
Puck, le fragile et fol acrobate, Helena,
Lysandre, qui frémit, qui ronfle, en la prairie.


Et tous de s’étourdir, et de se disputer,
De se battre, gaiement, de fuir et se poursuivre
Sous les clartés de lune – on dirait qu’ils sont ivres,
Qu’ils semblent fous, ô les amoureux de l’été !


Titania s'allonge et s'endort dans la clairière,
Le visage baigné d’une douce lumière ;
Un merle amoureux, très loin, siffle et fait ses trilles.


Elle dort en son lit d’herbes et de jonquilles,
Pendant que les lutins, les elfes, les sylphides,
Vont et viennent, voltigent, dans l’aube limpide.




                                            Jean-Paul Labaisse 1993 – 2009.

 

Songe d'une nuit d'été

23:45 Écrit par Jean-Paul dans Oeuvres Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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