16/10/2009

Robinson Crusoé (Defoe)

Robinson Crusoé

 


« Ma situation m’apparaissait sous un jour affreux ; comme je n’avais échoué sur cette île qu’après avoir été entraîné par une violente tempête hors de la route de notre voyage projeté, et à plusieurs centaines de lieues de la course ordinaire des navigateurs, j’avais de fortes raisons pour croire que, par arrêt du ciel, je devais terminer ma vie de cette triste manière, dans ce lieu de désolation  »

Daniel Defoe

 

 

C’est une île où le vent paresse et s’abandonne,
Où nichent les toucans, les aras, les faucons ;
La mer reprend sans fin sa plainte monotone,
Et l’eau semble si douce et si bleus les lagons….


Debout sur la falaise, un homme à l’œil atone,
Le regard dirigé vers le morne horizon ;
Il fixe l’océan qui blanchit et moutonne,
Rêve devant les flots encerclant sa prison…
 

Mais que voit-il, au loin ? Est-ce un rêve, un mirage ?
La brise du matin gonflant ses voiles blanches,
Un navire, au soleil, cingle vers le rivage.

Il gagne lentement sa cabane de branches,
Et s’endort, bras pliés, comme un petit enfant,
Bercé par la chanson des vagues et du vent…


Jean-Paul Labaisse, octobre 2009.

 

robinson_crusoe

20:38 Écrit par Jean-Paul dans Oeuvres Littéraires | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |