31/10/2010

Brise de Nuit

Brise de Nuit





Je ne toucherai plus ta main aux doigts fragiles,
Je ne verrai plus le bleu de tes yeux limpides,
Tes beaux cheveux d’argent, ton visage et tes rides,
Non, je n’entendrai plus ta voix chaude et tranquille…


Désormais, la maison semble bien grande et vide,
Et ton bureau est plein d’une pénombre grise ;
Près de ton vieux fauteuil, on sent comme une brise
Qui passe doucement, soupir faible et timide.


Sur le jardin rempli de fleurs à peine écloses
Souffle un zéphyr secret, une haleine embaumée
Qui berce les buissons, les arbres et les roses.


Je marche dans la nuit paisible et parfumée,
Et je sens dans mon dos que s’approchent des pas,
Et j’entends une voix qui me parle tout bas…


à la mémoire de mon père,
décédé le 11 août 2010.

 

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11:41 Écrit par Jean-Paul dans Poèmes Intimes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |