29/10/2015

Malia

 

Malia

  

 

Elle me regardait, de ses bons yeux tranquilles,

Lovée sur les coussins de son moelleux fauteuil, 
Le corps bien installé, les pattes immobiles,
Disant, à sa façon : toi, je te tiens à l’œil !


Elle inclinait vers la rue son museau gracile,
Observant, à travers les branches et les feuilles,

Les gens suivis de chiens joyeux et indociles, 
Le vol d’un étourneau, les bonds d’un écureuil.



Parfois, elle penchait sa tête rousse et blanche,
Humant l’air de sa truffe, agitant une oreille ;
Son poil semblait de cuivre et d'or dans le soleil. 


Elle tournait vers moi, en ce calme dimanche,
Ses grands yeux bruns bordés de noir, ses beaux yeux d’ambre,
Attendant sa promenade au bois de la Cambre.

  
Jean-Paul Labaisse, août 2015.

 

 

 

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22:17 Écrit par Jean-Paul dans Poèmes Intimes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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