19/10/2017

Westende

Westende

 

Tous les ans, en juillet, nous allions à Westende,
Village sommeillant dans les dunes du Nord ;
On voyait les bateaux qui regagnaient le port,
Des voiliers, des cargos voguant vers la Zélande.


Derrière un coupe-vent s’installait notre bande,
Mes parents, mes cousins, mes sœurs, Parrain Victor ;
Mes frères bâtissaient un gigantesque fort !
J’observais la fumée de la malle d’Ostende.


Le soleil scintillait sur la cité flamande,
Et le sable si clair brillait, poussière d’or !
On devinait au loin la jetée de Nieuport,
Les bunkers oubliés de l’armée allemande.


La bouche barbouillée de brun, mine gourmande,
Un enfant savourait sa crêpe au Pastador ;
Sur la plage courait un jeune labrador,
Parmi les épagneuls, les bergers de Hollande.
 

Grand-père somnolait, assis dans son fauteuil ;
Un bob sur les cheveux, nous surveillant d’un œil,
Papa lisait Le Soir et La Libre Belgique.


Sous un parasol bleu se prélassait Tonton ;
Et moi, je découvrais Tintin en Amérique,
Le journal de Spirou, les gaffes de Gaston…


D’un sac, Maman sortait des biscuits, des galettes ;
Ma tante découpait un énorme gâteau,
Et chacun se battait pour le plus gros morceau !


Sur le sable mouillé s’endormaient les mouettes ;
J’avançais sur la grève et je flânais, rêvant,
Bercé par la chanson des vagues et du vent…


octobre 2017.

 

 

westende2.jpg

Les dunes de Westende


M-A et Véronique.jpg

Véronique et Marie-Anne, à Westende

 

mer 2 &ç§à.jpg

Philippe et Michel... ils ont bien changé !

 

mer 1960.jpg

Marie-Anne, en 1960, âgée de quelques mois...

 

 

 

 

 

 

20:05 Écrit par Jean-Paul dans Poèmes Intimes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.