08/01/2017

Le Dormeur de Bodrum

 

Le Dormeur de Bodrum

  
à la mémoire d’Aylan, innocente victime de la bêtise des hommes...

Merci à Arthur Rimbaud pour sa collaboration.

 
 

C’est une plage de sable où bruissent les vagues
Et fredonne le vent sous le ciel translucide ;
C’est un coin oublié, un lieu paisible et vague
Où l’on sommeille et rêve au bord de l’eau limpide.


Un jeune enfant, tee-shirt rouge, pantalon bleu,
Les cheveux caressés par la mer fraîche et douce,
Dort ; il est allongé dans le sable moelleux,
Pâle dans son lit blond où la lumière mousse.


Les pieds bercés par l'onde, il dort. Souriant comme
Sourit un enfant de trois ans, il fait un somme,
Cajolé tendrement par mille rayons d’or. 

 

C’est un petit garçon à la tête bouclée
Qui dort dans le soleil, les bras le long du corps,
Tranquille. Ses poumons sont remplis d'eau salée. 

 

 Jean-Paul Labaisse, 3 septembre 2015.

 

 

  

 enfant Bodrum.jpg

 

 

 

 

 

 

00:21 Écrit par Jean-Paul dans Migrations, Oeuvres Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/12/2009

Hannibal (Tite-Live)

Hannibal

 

 

Hannibal monnaie 1

Pièce de deux shekels en argent exposée au British Museum

 

 

 

I La Traversée des Alpes

 

« On arriva ensuite à une roche beaucoup plus étroite encore, et si escarpée, que les soldats, sans armes, sans bagages, sondant la route à chaque pas, se retenant avec les mains aux broussailles et aux souches qui croissaient à l'entour, avaient une peine infinie à la descendre. L'endroit, déjà fort raide par lui-même, l'était devenu bien davantage par un éboulement de terre tout nouveau,qui avait formé un précipice d'environ mille pieds de profondeur. »

Tite-Live

 

 


Lui, c’était Hannibal Barca, fils d’Hamilcar ;
Il avançait, montant un éléphant splendide,
Et ses troupes suivaient, des cavaliers numides,
Des fantassins gaulois, de valeureux soudards.


Le vent du Nord soufflait, cinglant comme un blizzard ; 
Devant eux s’élevaient des crêtes et des cimes,
Des torrents, des glaciers et des lacs, des abîmes,
Des gorges, des ravins noyés dans le brouillard.


Ils marchaient à grand-peine, ils glissaient dans la neige,
Et l’on voyait passer cet étrange cortège,
Eléphants et chevaux se mélangeant aux hommes…  


Dressé sur sa fameuse et superbe monture,
Hannibal, seul en tête, allait à bonne allure,
Rêvant de l’Italie et des remparts de Rome.

 

 

Hannibal Alpes Turner

Turner, Hannibal et son armée traversant les Alpes, 1810-1812
144,7 × 236 cm, Tate Gallery

 

 

 

 

II La Bataille de Cannes

 

 

« Le lendemain, dès qu'il fait jour, les Carthaginois se mettent à ramasser les dépouilles, et à contempler le carnage, affreux même pour des ennemis. Là gisaient des milliers de Romains, fantassins et cavaliers, pêle-mêle, comme le hasard pendant le combat les avait réunis,ou pendant la fuite. »

Tite-Live

 



Ils avaient rassemblé des soldats, par milliers,
Romains, Carthaginois, Celtes, légionnaires ;
Hannibal saluait ses vaillants mercenaires,
Le consul exhortait ses fidèles alliés.


Ce fut un dur combat entre les cavaliers ;
Les chevaux se cabraient, secouaient leurs crinières,
Et leurs sabots frappaient les fantassins ibères ;
On voyait resplendir glaives et boucliers.


Cernés par les Gaulois, attaqués sur leurs flancs,
Les Romains reculaient, résistaient, intrépides ;
Paullus ne bougeait plus, la figure livide…


Le soleil se couchait, à l’horizon sanglant,
Et ses rayons ambrés, tel un suaire d’or,
Enveloppaient  la plaine où gisaient tant de morts.

 

 

Hannibal Cana


Sébastien Slodtz, Hannibal comptant les anneaux des
chevaliers romains tombés à la bataille de Cannes, 1704
Musée du Louvre

 

 

 

 

III Les Délices de Capoue

 

 

 

« L'excès des maux les avait trouvés invincibles; ils furent sans force contre les délices de voluptés immodérées, et d'autant plus enivrantes, qu'ils les ignoraient. Aussi s'y précipitèrent-ils avec fureur. Le sommeil, le vin, les festins, les débauches, les bains et le repos, que l'habitude rend de jour en jour plus attrayants, les énervèrent à un tel point, qu'ils se défendirent dans la suite plutôt par leurs victoires passées que par leurs forces présentes.»

 

Tite-Live

 

 

 

C'était une cité pleine de bruits, d'odeurs,
Où passait une foule aux robes défraîchies,
Des soudards, des putains, de belles affranchies,
Des hommes avinés, des filles sans pudeur.


Des lupanars sortaient des rires, des clameurs,
Des murmures lascifs, des plaintes assourdies ;
Les soldats caressaient des croupes rebondies,
Et les corps se mêlaient, inondés de sueurs.


Sous la lune, Hannibal songeait à ses conquêtes,
Et voyait devant lui s’ouvrir le Capitole…
Dans le ciel étoilé brillait une comète.



Il s’endormit, rêvant de sa belle Espagnole,
Dont les longs cheveux blonds, dans la nuit argentée,
Flottaient comme un ruisseau d’or sous la Voie lactée.

 

 

 

Pompéi.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Fresque érotique sur un mur de Pompéi

 

 

 

IV  La Mort d'Hannibal

 

 

« Hannibal essaya de fuir par une porte dérobée, qu'il croyait avoir cachée à tous les yeux. Mais voyant qu'elle était aussi gardée, et que toute la maison était entourée de gens armés, il se fit donner le poison qu'il tenait depuis longtemps en réserve pour s'en servir au besoin.[…]
Après avoir maudit la personne et le trône de Prusias, et appelé sur sa tête le courroux des dieux vengeurs de l'hospitalité trahie, il but le poison. Telle fut la fin d'Hannibal. »

Tite-Live

 

 

Nostalgique, Hannibal évoque son destin…
Carthage et Mégara, leurs jardins légendaires,
Les rudes bivouacs, la gloire militaire,
Les parfums de Capoue et les charmes latins…  


Dans la pénombre, il sent comme un souffle incertain…
« Est-ce vous,  Hasdrubal, Magon, mes jeunes frères ?
Serait-ce toi, Himilce, ô ma princesse ibère ?  
D’où venez-vous ainsi, de quel monde lointain ? »


L’homme voit les soldats qui cernent la maison ;
Il prend sa lourde bague, en ouvre le chaton.
Il s’allonge à nouveau, il fait un dernier somme…


Il aperçoit des champs, tout un ciel azuré,
Une ville aux frontons vermeils, aux murs dorés…
Il entre, triomphant, dans la cité de Rome.

 

Jean-Paul Labaisse, novembre 2009 - août 2010.

 

 

Hannibal buste

Hannibal, Buste en marbre (Musée archéologique national, Naples)

 

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11/11/2009

Mort à Venise (Mann)

Mort à Venise



« Sa démarche, le maintien du buste, le mouvement des genoux, la manière de poser le pied chaussé de blanc, toute son allure était d'une grâce extraordinaire, très légère, à la fois délicate et fière […] »

Thomas Mann



Une gondole passe et glisse dans Venise,
Sans bruit, parmi les quais et les ponts indistincts ;
De la lagune monte un chant triste et lointain,
Rêveuse sérénade ou barcarolle exquise.


De sa chambre, Aschenbach découvre les églises,
L'orbe majestueux des dômes byzantins,
Les arches, les pontons, les pilotis déteints,
Les palais endormis dans la brume indécise.


Sur la plage déserte, un enfant de treize ans,
Les cheveux blonds, de grands yeux clairs, des traits plaisants,
Des poignets délicats, de graciles chevilles...


Aschenbach le contemple et bercé par la brise
Il s’endort doucement – les étoiles scintillent
Sur l’eau des canaux noirs, dans Venise la grise.


Jean-Paul Labaisse, novembre 2009.

 

 

 

Mortà Venise

 

 

Mortà Venise 2

 

 

Mortà Venise 3

 

 

Mortà Venise 4

L'affiche américaine du film de Visconti (1971), avec Björn Andresen (à droite)

18:40 Écrit par Jean-Paul dans Oeuvres Littéraires | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/10/2009

Robinson Crusoé (Defoe)

Robinson Crusoé

 


« Ma situation m’apparaissait sous un jour affreux ; comme je n’avais échoué sur cette île qu’après avoir été entraîné par une violente tempête hors de la route de notre voyage projeté, et à plusieurs centaines de lieues de la course ordinaire des navigateurs, j’avais de fortes raisons pour croire que, par arrêt du ciel, je devais terminer ma vie de cette triste manière, dans ce lieu de désolation  »

Daniel Defoe

 

 

C’est une île où le vent paresse et s’abandonne,
Où nichent les toucans, les aras, les faucons ;
La mer reprend sans fin sa plainte monotone,
Et l’eau semble si douce et si bleus les lagons….


Debout sur la falaise, un homme à l’œil atone,
Le regard dirigé vers le morne horizon ;
Il fixe l’océan qui blanchit et moutonne,
Rêve devant les flots encerclant sa prison…
 

Mais que voit-il, au loin ? Est-ce un rêve, un mirage ?
La brise du matin gonflant ses voiles blanches,
Un navire, au soleil, cingle vers le rivage.

Il gagne lentement sa cabane de branches,
Et s’endort, bras pliés, comme un petit enfant,
Bercé par la chanson des vagues et du vent…


Jean-Paul Labaisse, octobre 2009.

 

robinson_crusoe

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15/09/2009

Salammbô (Flaubert)

Salammbô


I Le Festin

 

« C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. Les soldats qu'il avait commandés en Sicile se donnaient un grand festin pour célébrer le jour anniversaire de la bataille d'Eryx, et comme le maître était absent et qu'ils se trouvaient nombreux, ils mangeaient et ils buvaient en pleine liberté.. »

 

Gustave Flaubert

 

 

C’était un grand festin que donnait Hamilcar.
Les soldats s’installaient au jardin, pêle-mêle,
Les Libyens, les Gaulois aux longs cheveux rebelles,
Les Ligures, les Noirs, les Grecs, vaillants briscards.
 

On amena des paons, des oryx, des canards,
Des chevreaux cuits au vin, des gigots de chamelles
Sentant bon le safran, le cumin, la cannelle…
Sur les brasiers fumaient d’épais morceaux de lards.  


Au sommet du palais apparut une femme ;
Son visage brillait sous l’éclat des flambeaux.
Des soldats murmuraient  : « Voyez, c’est Salammbô ! »


Mâtho la contemplait, les yeux remplis de flammes ;
Cette forme, très loin, qu’il devinait, était-ce
Didon, Isis, Tanit ? – ô ma Reine, ô Déesse !

 

 

Mucha 1896

Salammbô, Mucha 1896

 

II Salammbô

 


« Elle dormait la joue dans une main et l’autre bras déplié. Les anneaux de sa chevelure se répandaient autour d’elle si abondamment, qu’elle paraissait couchée sur des plumes noires, et sa large tunique blanche se courbait en molles draperies jusqu’à ses pieds, suivant les inflexions de sa taille. »
                                                             Gustave Flaubert


La lune se levait doucement sur Carthage.
Une ombre escalada l’enceinte du palais,
Traversa l’atrium où des torches brûlaient,
Fila vers la terrasse et le dernier étage.
 

La princesse dormait, son pâle et pur visage 
Baigné de fins rayons… Est-ce qu’elle rêvait ?
Mâtho le mercenaire était à son chevet,
Tout frissonnant devant cette fille sauvage.


Il se pencha vers elle, effleurant ses cheveux.
Elle se réveilla soudain, ouvrit les yeux :
Quelle était cette voix lui caressant  l’oreille


Et chuchotant ces mots si doux, ces mots si beaux ?
Il prit sa main, fixa longuement Salammbô,
Puis disparut, sans bruit, dans l’aurore vermeille.

 


Prouve_Salammbo

Victor Prouvé (1867-1947) en collaboration avec Camille Martin (1861-1898) et René Wiener (1855-1939)
Reliure de Salammbô, 1893
Musée de l'Ecole de Nancy

 

 

III Mâtho

 

« Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu'il mourût ! »

Gustave Flaubert

 

 

Carthage célébrait une splendide fête.
On avait ravivé les couleurs des frontons,
Décoré l’agora de fleurs et de festons.
Salammbô se tenait à côté du Suffète.


Un homme était debout, l'œil fier, dressant la tête ;
On reconnut Mâtho, bien qu’il fût en haillons.
La foule l'insultait, lui lançait des tessons,
Des pierres... Il allait, traqué telle une bête.


Sa peau brûlait, ses chairs s’en allaient en lambeaux.
Le front saignant, Mâtho regardait Salammbô ;
Il s'approcha, voulut lui dire quelque chose...


Il marcha, trébucha, tomba - il était mort.
Salammbô tressaillit, toute blême, et son corps                    
S’affaissa sur le marbre aux dessins noirs et roses.

 

Jean-Paul Labaisse août - septembre 2009.

 

 

 

Bussiere,Gaston_-_Salammbo,_1907

Gaston Bussière, Salammbô 1907

 

 

salammbo jeux

Salammbô, dans un jeu PC signé The Adventure Company, inspiré de Flaubert et de Druillet...

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10/08/2009

Le Songe d'une Nuit d'Eté (Shakespeare)

     Le Songe d’une Nuit d’Eté

 

« Ombres que nous sommes, si nous avons déplu,
Figurez-vous seulement (et tout sera réparé)
Que vous n’avez fait qu’un somme,
Pendant que ces visions vous apparaissaient.
Ce thème faible et vain,
Qui ne contient pas plus qu’un songe,
Gentils spectateurs, ne le condamnez pas… »

                                     Shakespeare

 

 

Au bois ils sont venus, graciles, les fairies,
Le puissant Obéron, la frêle Titania,
Puck, le fragile et fol acrobate, Helena,
Lysandre, qui frémit, qui ronfle, en la prairie.


Et tous de s’étourdir, et de se disputer,
De se battre, gaiement, de fuir et se poursuivre
Sous les clartés de lune – on dirait qu’ils sont ivres,
Qu’ils semblent fous, ô les amoureux de l’été !


Titania s'allonge et s'endort dans la clairière,
Le visage baigné d’une douce lumière ;
Un merle amoureux, très loin, siffle et fait ses trilles.


Elle dort en son lit d’herbes et de jonquilles,
Pendant que les lutins, les elfes, les sylphides,
Vont et viennent, voltigent, dans l’aube limpide.




                                            Jean-Paul Labaisse 1993 – 2009.

 

Songe d'une nuit d'été

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12/07/2009

Notre-Dame de Paris (Hugo)

Notre-Dame de Paris





« Elle dansait ainsi, au bourdonnement du tambour de basque que ses bras ronds et purs élevaient au-dessus de sa tête, mince, frêle et vive comme une guêpe, avec son corsage d'or sans pli, sa robe bariolée qui se gonflait, avec ses épaules nues, ses jambes fines que sa jupe découvrait par moments, ses cheveux noirs, ses yeux de flamme… »

Victor Hugo

 

Il était monté tout en haut de Notre-Dame,
Se tenant, essoufflé, près du lourd carillon.
L’infirme caressait le fabuleux bourdon
Et la vue de Paris émerveillait son âme…


Sous ses pieds s’étendaient la Seine et ses bateaux,
L’île de la Cité, ses places, ses venelles,
Les flèches et les tours, tranquilles sentinelles...
Plus loin, c'était Montmartre et ses charmants coteaux.


Quasimodo pencha la tête et regarda :
Sur le parvis dansait la belle Esmeralda,
Créoles, caraco doré, châle vermeil.


Et le bossu, parmi les gargouilles sévères,
Les griffons, les serpents, les guivres, les chimères,
Rêvait d’un peu d’amour et d’un rai de soleil…

 

Jean-Paul Labaisse, juillet 2009.
merci à Fabienne.

 

 

chimère

 

 

garg

 

gargouilles5

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06/07/2009

Don Quichotte (Cervantès et Picasso)

          Don Quichotte



« Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a en cette plaine, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer :' La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous… »


Miguel de Cervantès

 

Don Quichotte et Sancho, par un joli matin,
Partirent délivrer la veuve et l’orphelin,
L’un sur son vieux cheval, le second sur son âne,
Traversant les sierras où les éperviers planent.


Ils chargèrent tous deux d'invincibles géants,
Aux bras monstrueux – C'étaient des moulins à vent !
Face à des malandrins, ce fut grande bataille
– On trouva vingt moutons qui perdaient leurs entrailles…


Don Quichotte voyait partout des chevaliers,
De nobles châtelains, des mages, par milliers ;
Sancho, lui, distinguait bergers et paysans…


Et le vieil hidalgo, dans la nuit parfumée,
Rêvait qu’il emportait, sur son fier alezan,
Dulcinée du Toboso, dame tant aimée…



Jean-Paul Labaisse, juin 2009.
(merci à Fabienne)

 

 

don-quichotte

Lithographie, 65 x 50 cm

 

23:40 Écrit par Jean-Paul dans Oeuvres Littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |